Trail des 6 Collines 2018 : Cabriès, le retour !

Première course de la saison 2018, mais surtout premier dossard après 8 mois de blessure sans compétition : autant vous dire que j’attendais ce Trail des 6 Collines avec beaucoup d’impatience ! Après avoir découvert le village de Cabriès en 2016 à l’occasion des 10 kms de la Cabro d’Or, où j’avais particulièrement apprécié l’accueil du club local, c’est avec plaisir que j’y revenais pour participer, cette fois, à mon premier trail de l’année.

L’orage de la nuit avait détrempé les sous-bois, mais la pluie avait cessé quand j’arrivais sur le stand des inscriptions. Bénévoles souriants, café offert : la convivialité était déjà au rendez-vous. Stands des partenaires, panneaux d’affichage avec plans des parcours, je faisais un rapide tour du village départ, prenant le temps de m’imprégner de l’ambiance et de saluer quelques visages connus. 3 itinéraires étaient proposés par l’organisation : 8, 14 et 20 km. Prudent, j’avais pour ma part choisi la plus petite distance, cette course étant avant tout une sortie test : tendon convalescent, nouvelles chaussures de Trail, nouveau maillot du club, beaucoup de nouveautés à étrenner !

De retour à la voiture, je peaufinais mon équipement. Ceinture porte dossard, manchons de compression, rien ne manquait à l’appel. La météo incertaine me faisait longtemps hésiter sur la tenue à adopter. Long ? Court ? K-way ? J’observais longuement mes camarades runners sur le parking, tentant de deviner vers quelles options s’orienteraient leurs choix. Je penchais finalement vers du court en bas et du long en haut. A 1/2 heure du départ, je partais m’échauffer sur les premiers kilomètres du parcours. Le terrain était très gras, déjà bien labouré, parsemé de grandes flaques que chacun tentait de contourner tant bien que mal. Des conditions parfaites pour tester mes nouvelles Hoka Speedgoat 2 en compétition ! A 15mn du départ, je retournais à la voiture me changer : déjà trempé de sueur, j’enlevais une couche et décidais de ne courir qu’avec le maillot du club, malgré le fond de l’air humide.

A 10h00, le starter donnait le départ des parcours de 14 et 20km. 5 minutes après, les concurrents du 8km et les marcheurs étaient lâchés. La tête de peloton partait très rapidement, ce qui ne manquait pas de m’étonner pour un trail. A la réflexion, la distance était courte, et beaucoup de jeunes partis devant allaient jouer la gagne. Dès les premières centaines de mètres, je retrouvais des sensations de crossman : appuis fuyants, gadoue, bosses, relances constantes. Rien d’habituel pour un bitumeux ! En la circonstance, mes Hoka se relevaient parfaites : leur excellent amorti avalait les imperfections du terrain, et leur accroche me permettait de gérer les relances sans mauvaise surprise. Empruntant une piste forestière, le parcours vallonné s’enfonçait entre garrigue et pins maritimes. Un agréable parfum de sous-bois humide embaumait l’atmosphère. L’itinéraire se révélait plutôt homogène, sans difficulté majeure, me permettant de conserver un rythme de croisière régulier. Une longue marre boueuse transforma sur 50m notre parcours en piscine de 3000m steeple, forçant les uns et les autres à recrépir le maillot et tremper les chaussures. Je trouvais finalement ma place entre un grand black en débardeur vert, et une féminine arborant le maillot bleu de l’OM Athlétisme. A quelques variantes près, nous allions garder nos écarts jusqu’au bout, doublant à tour de rôle les mêmes concurrents partis trop vite.

Au 4ème km, le seul ravito du parcours me permettait de lever un peu le pied, le temps d’avaler quelques gorgées d’eau sans fausse route. La seconde moitié de la course était un peu moins monotone : la piste forestière était devenue un joli single serpentant entre les bosquets de chênes verts. Quelques raidillons, courts mais casse-pattes, venaient briser le rythme. S’en suivait un long faux plat montant, où je sentais mon rythme réduire comme peau de chagrin, et ma foulée raccourcir. Je ne suis décidément pas bon en côtes ! Je m’accrochais autant que possible aux concurrents devant moi, les sentant creuser dangereusement l’écart. Quelques clameurs au loin me laissaient deviner que l’arrivée se rapprochait. Un spectateur, sur le bord du sentier, cria “Allez ! 600m !” Je relançais et parvenais à recoller aux basques de la féminine de l’OM devant moi. Mais difficile de doubler sur un monotrace ! Encore un peu de slalom entre les pins maritimes, et la vue se dégagea sur le complexe sportif et l’arche d’arrivée. Il ne restait plus que quelques mètres. J’aurais pu doubler ma compagne de route, mais doubler au finish et sprinter avec une dame, ça ne se fait pas…

Au final, que faut-il retenir de ce Trail des 6 Collines ? Indéniablement une organisation de qualité, un balisage impeccable, une course dense et rapide, qui donne envie de découvrir les parcours plus longs. Le parcours manque un peu de jolis panoramas et de paysages à couper le souffle, mais reste une jolie sortie d’oxygénation dans la forêt provençale. Un grand merci à tous les bénévoles pour leur accueil souriant !

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