La Vilonovo 2017 : jamais 2 sans 3

Nous étions 31 coureurs de l’ASPTT Digne-les-Bains à participer à cette édition 2017 de la Vilonovo. Une course nature à taille humaine comme on les aime, accessible à toutes et tous, où l’accueil et la convivialité sont les maîtres mots. Un cru tout aussi sympa que l’édition 2016, doublé d’une course en équipe qui me permet d’accompagner une des meilleures féminines du club jusqu’au podium. Récit.

Courir en club présente cet avantage de partager des moments forts avec des copains runners, tant à l’entraînement qu’en compétition. En ce dimanche de printemps, nous nous étions donné rendez-vous au stade pour partir ensemble en minibus jusqu’à Villeneuve. Maisons collées les unes aux autres, se protégeant mutuellement du mistral soufflant en contrebas dans la vallée de la Durance, toits de tuiles rouges dominés par le clocher de l’église, rangs de lavande perdus au milieu des champs d’oliviers : Giono aurait pu dépeindre ce petit village de Haute Provence dans un de ses romans.

Vilonovo 2017

J’avais gardé un excellent souvenir de l’édition 2016, et c’est donc avec plaisir que je retrouvais tous les copains du club. Nos dossards rapidement récupérés et nos affaires de courses enfilées au minibus, notre groupe effectua une rapide reconnaissance des premiers kilomètres du parcours, en guise d’échauffement. Je savais que le départ serait rapide, car il fallait se placer : nous ne devions parcourir que 2km de route avant d’attaquer un sentier monotrace où tout dépassement deviendrait difficile voire impossible.

Nous ne savions pas trop si nous allions échapper aux averses. Le temps menaçant, certains avaient opté pour du long. Pour ma part, je tentais le diable en choisissant du court tant en haut qu’en bas. Tant qu’à être mouillé, autant garder des vêtements secs pour l’arrivée. Rassemblés sur la ligne de départ, une ultime photo immortalisa notre joli groupe. Pour l’an prochain, j’espère que nous poserons tous avec le nouveau maillot du club ! Le départ fut donné à l’heure.

Un rapide tour du centre du village pour mettre l’ambiance et de l’animation dans les ruelles, et le peloton se retrouva rapidement dans la campagne. Je dépassais Annie, l’encourageant au passage, puis le 2ème kilomètre amorça une longue descente, suivi par une première côte que je négociais sans difficulté. Je me sentais en jambes, à croire que les entraînements de l’hiver avaient payé. Je remontais encore quelques coureurs dans une seconde descente, qui déboucha sur un chemin de terre, rapidement suivi par un sentier. Heureusement, j’avais pris le bon wagon, et mon groupe filait à mon allure. Ce sentier était agréable : boisé, longeant champs d’oliviers et sous-bois, il me rappelait le sentier de Caguerenard, que nous pratiquons souvent à l’entraînement avec le club. Pas de souci technique, je filais droit et doublais même quelques concurrents quand l’espace le permettait. Un premier ravito, et les lacets s’enchaînèrent. Pas mal de relances, mais toujours de bonnes sensations, tant et si bien qu’au loin apparût Didier et, quelques mètres derrière, Nathalie. Je n’aurais pas cru avoir remonté autant de concurrents si je ne les avais pas vus là, car je les imaginais bien plus loin devant.

Didier encourageait vivement Nathalie (qui nous confierait plus tard être partie trop vite). Je me joignais donc à lui de la voix, à coup de “Allez Nath !“, pour pousser une des meilleures féminines du club. David n’était pas loin devant non plus. Jamais 2 sans 3 : sentant Nathalie en peine, nous serions donc 3 lièvres à la booster jusqu’à l’arrivée. Au 2ème ravito, un chemin de terre remplaça les sentiers. Il était suffisamment large, de sorte que nous encadrions Nathalie de toutes part : Didier devant, David et moi sur les côtés. On ne pouvait pas faire meilleure garde rapprochée.

Le drame survint dans l’ascension du point culminant. En fait de drame, relativisons car il ne s’agit que d’un lacet défait. Si tu lis ces lignes, Nath, tu me recopieras 100 fois : “je vérifierai toujours le double noeud de mes lacets avant le départ“. Toujours est-il qu’une féminine profita de la pause laçage et d’une petite ascension pour doubler Nathalie.

Diantre ! Gasp ! Fichtre ! Ami lecteur, tu remarqueras que j’introduis ici une dose insupportable de suspens, puisque tu te poses inévitablement la question : Nathalie reviendra-t-elle sur cette féminine ? Donc, comme dans The Voice et dans Top Chef, c’est ici qu’arrive : la page de publicité ! Clique sur la bannière ci-dessous pour découvrir une application de running super sympa, dont je suis ambassadeur : SquadRunner. Merci pour eux !

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Bon ? Ca y est ? Je peux reprendre le cours de mon récit ? Nous nous retrouvons donc dans la configuration suivante : la guerre est déclarée puisqu’une concurrente a insidieusement profité d’un arrêt technique au stand pour doubler notre championne. Les kilomètres s’enchaînent et nous rejoignons finalement le macadam. Bonne nouvelle : l’arrivée n’est plus qu’à 2 kilomètres, et c’est en descente. Mauvaise nouvelle : la féminine qui nous a doublé est toujours à 30m devant, et nous ne parvenons pas à combler l’écart. Didier et David ont mis le turbo devant, et je suis également à mon aise dans la descente. Nous nous relayons pour encourager Nathalie qui, visiblement, donne tout dans ces derniers mètres. Nous entrons dans Villeneuve, les spectateurs nous encouragent en nombre, les appareils photos se dressent dans notre direction.

Vilonovo 2017

Ce sont les derniers 500 mètres. La féminine est à 20m devant nous. Elle a aussi accéléré, la bougre ! Nous arrivons sur la place du village, noire de monde. Un dernier virage, et c’est l’entrée de la dernière ligne droite. Un dernier sprint et nous finissons tous les 4 dans la même seconde. Hélas… La féminine que nous poursuivions n’est qu’à 5 secondes devant nous, et terminera sur la première marche du podium des Master 1, Nathalie finissant 2ème…

Au final, je garde un excellent souvenir de cette édition 2017 de la Vilonovo. Outre l’excellent accueil des bénévoles du Comité des Fêtes et le buffet campagnard à l’arrivée, cette course accessible à tous, mêlant course sur route et course nature est la compétition idéale de début de saison. J’ai eu cette année le grand plaisir de la partager avec 3 co-équipiers et , comme on dit, jamais 2 sans 3 : à l’année prochaine !

 

 

 

 

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